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Media kit : les 6 blocs qu'une marque lit vraiment
Sourav Prakash
16 septembre 2026 · 7 minute de lecute

Media kit de créatrice : les six blocs qu'une marque lit vraiment, les chiffres à montrer quand on en a peu, et ce qui envoie un media kit à la corbeille.
Un media kit, c'est le document que vous envoyez à une marque pour lui donner envie de travailler avec vous. Les modèles ne manquent pas, Canva en propose des dizaines. Le problème vient rarement de la mise en page. Il vient de ce qu'on met dedans, et dans quel ordre.
On les voit arriver du côté des marques. Voici ce qu'une marque lit vraiment, dans quel ordre, et ce qui la fait passer au dossier suivant.
Ce qu'un media kit doit faire en trente secondes
Une responsable partenariats qui ouvre votre kit se pose trois questions. À qui elle parle si elle travaille avec vous, ce que vous savez produire, combien ça coûte et sous quels délais. Si les réponses ne sont pas visibles sur la première page, elle referme.
C'est la principale erreur des kits de débutantes. Ils commencent par une biographie de deux paragraphes et un moodboard, et gardent les chiffres pour la page 4. Mettez votre audience et vos formats en premier. Votre histoire personnelle peut attendre la page 2.
Les six blocs qu'une marque cherche
Un kit complet tient en une à trois pages. Six blocs, dans cet ordre.
- Qui vous êtes en une phrase. Votre créneau et votre ville suffisent, avec un mot sur votre ton. « Routines soin peau sensible, Lyon, contenu pédagogique » fait le travail.
- Votre audience, en vrai. Nombre d'abonnés par réseau, mais surtout la répartition femmes-hommes, les tranches d'âge, les principaux pays et les villes quand vous les avez. Une marque française qui découvre que 60 % de votre audience est au Maghreb ne vous rappellera pas. Autant qu'elle le sache tout de suite.
- Vos performances. Vues moyennes par publication et taux d'engagement, sur la moyenne de vos dix derniers contenus, pas sur votre meilleur mois.
- Ce que vous savez produire. Trois à cinq exemples de contenus que vous avez déjà faits, avec le format et le résultat. De notre côté, c'est le bloc sur lequel les responsables partenariats s'attardent le plus.
- Vos conditions. Formats proposés, délais, droits cédés, et une fourchette de tarifs. Une fourchette engage moins qu'un prix ferme. Et elle évite un premier échange qui sert juste à vérifier qu'on parle du même budget.
- Comment vous joindre. Une adresse mail professionnelle, pas un message privé Instagram.
Les chiffres à montrer quand vous en avez peu
Avec 3 000 abonnés, ce n'est pas le volume qui va convaincre. Il faut montrer autre chose.
Montrez le taux d'engagement plutôt que le volume, et la part de votre audience qui correspond exactement à la cible de la marque. Ajoutez une capture des commentaires qui demandent où acheter le produit que vous avez présenté. Ça vaut plus que dix mille abonnés qui ne réagissent jamais. Une intention d'achat, c'est exactement ce que la marque vient chercher.
Un point non négociable, ne gonflez jamais un chiffre. Les marques vérifient avec leurs propres outils, et un écart repéré à ce moment-là met fin à la discussion.
Si vous cherchez vos premières collaborations pour remplir ce kit, les tests de produits rémunérés sont le moyen le plus rapide de commencer. Et si vous n'avez encore aucune vidéo à montrer, notre guide de portfolio UGC sans collaboration explique comment en construire un avant votre première marque.
Ce qui envoie un media kit à la corbeille
Quatre motifs reviennent tout le temps.
- Aucun chiffre. Un kit sans données est une plaquette, et une plaquette ne se compare pas aux autres candidatures.
- Des captures d'écran illisibles. Les statistiques photographiées de travers, recadrées à moitié, avec la barre de batterie visible.
- Un tarif unique et opaque. « Collaboration : 450 € » sans dire ce que ça couvre ni pendant combien de temps.
- Un document générique. Le même kit envoyé à une marque de soin et à une marque de sport, sans une ligne qui montre que vous connaissez celle à qui vous écrivez.
C'est le dernier qui coûte le plus cher, et il se règle en deux minutes. Une phrase personnalisée en tête du mail, et un slide sur un produit précis de la marque avec ce que vous en feriez.
Kit média influenceur : PDF, page en ligne, ou rien
Le PDF reste le format attendu, parce qu'il se transfère en interne sans que la mise en page bouge. Deux détails qui ne se voient que du côté réception. Un PDF de 40 Mo est bloqué par la messagerie de beaucoup de marques, visez quelques mégaoctets. Et un lien Drive qui déclenche une demande d'accès reste sans réponse, personne côté marque n'ira réclamer un droit de lecture. Nommez le fichier proprement, prenom-nom-mediakit-2026.pdf, il finira dans un dossier partagé avec quarante autres.
Une page en ligne se met à jour toute seule, pratique quand vos chiffres bougent vite. En revanche elle circule mal dans un comité de sélection.
Troisième option. Ne pas envoyer de kit du tout, et laisser la marque venir vous chercher là où elle recrute déjà. Sur Kayba, la plateforme met les marques en relation avec des ambassadrices dont le profil, les réseaux et l'audience correspondent à ce qu'elles cherchent, et l'échange démarre dans la messagerie intégrée. Ça ne remplace pas un kit quand c'est vous qui démarchez.
Si vous n'avez encore jamais travaillé avec une marque, le guide pour devenir ambassadrice beauté détaille comment aborder le premier contact, avant même la question du kit.
La transparence commerciale, un argument de vente
Votre kit vend des contenus sponsorisés, il vaut mieux montrer que vous connaissez les règles. La France encadre l'influence commerciale depuis la loi du 9 juin 2023. Le ministère de l'Économie l'écrit noir sur blanc : « Vous devez obligatoirement indiquer le caractère commercial ou publicitaire de votre contenu ». On attend une mention « publicité » ou « collaboration commerciale ».
Il y a deux autres mentions. « Images retouchées » quand un traitement modifie l'apparence, et « Images virtuelles » pour un contenu généré par intelligence artificielle. Certains produits sont interdits à la promotion, notamment le tabac, les actes esthétiques et les médicaments sur ordonnance.
Ajoutez une ligne qui dit que vous signalez toujours les partenariats. La marque est rassurée sur sa propre exposition, et les équipes juridiques vérifient ce point avant de signer.
Ces informations sont données à titre informatif et ne remplacent pas un conseil juridique. Pour votre situation précise, validez avec votre conseil.
Questions fréquentes
C'est quoi un média kit ? Un document d'une à trois pages qui présente une créatrice à une marque : son créneau, son audience chiffrée, ses performances moyennes, des exemples de contenus, ses formats et ses conditions. C'est un CV et un portfolio en un seul document, fait pour déclencher une décision commerciale.
Comment créer un média kit ? Partez d'un modèle gratuit et remplissez les six blocs ci-dessus, dans cet ordre. Tirez vos chiffres des statistiques natives de vos comptes, sur les dix derniers contenus. Si vos volumes sont faibles, insistez sur l'engagement, sur la précision de votre audience et sur les commentaires où on vous demande où acheter. Mettez-le à jour tous les trimestres.
Faut-il indiquer ses tarifs dans un media kit ? Une fourchette, oui. Elle écarte les marques hors budget avant le premier appel. Vous évitez de le découvrir au bout de trois échanges. Gardez le prix ferme pour la négociation, quand vous saurez exactement ce qu'on vous demande.
Si vous préférez que les marques viennent à vous, l'espace créatrices de Kayba est ouvert aux inscriptions.
